Thomas Loch
Architecte de transmission d’entreprises familiales en Alsace et Grand Est
Mon parcours, en quelques mots
J’ai poncé mes premiers meubles à 14 ans.
Pas comme un loisir d’été. Comme un entraînement. Mes parents dirigeaient une ébénisterie en Alsace — des ateliers, une équipe, plusieurs points de vente. Depuis l’adolescence, j’étais « programmé » pour reprendre l’affaire. Je me suis formé au métier, j’ai passé un brevet technicien, et à 20 ans, je codirigeais déjà la production avec eux.
Et puis mes parents sont décédés. L’entreprise n’a pas tenu. À 25 ans, ma première vraie mission de transmission a été d’organiser sa liquidation.
Ce n’était pas le scénario prévu. Mais c’est dans cette épreuve que j’ai compris, dans ma chair, ce que veut dire transmettre — ou ne pas y arriver. Les silences qui coûtent cher. Les décisions repoussées. Ce qu’on porte sans le nommer, et qui finit par peser plus lourd que n’importe quel passif comptable.
Je me suis ensuite réorienté dans les ressources humaines, puis au début des années 2000, j’ai cofondé un ensemblier emploi-formation en Alsace. Pendant près de 18 ans, j’ai dirigé, structuré et fait grandir cette organisation. Dix entités juridiques. Un budget passé de zéro à dix millions d’euros. Entre deux et trois cents personnes accompagnées chaque année. J’y ai co-construit une gouvernance, managé des équipes engagées, négocié avec des dirigeants d’entreprise, des élus, des partenaires publics et des financeurs exigeants.
Ce que j’y ai appris, et qui n’est dit nulle part dans une école de management : les décisions les plus importantes ne se prennent jamais dans les chiffres. Elles se prennent dans les têtes et dans les cœurs. Et c’est presque toujours là que tout se joue — ou que tout se bloque.
En 2018, j’ai créé mon cabinet. Pas par hasard. Par nécessité de cohérence. Mes clients de cœur, ce sont les dirigeants d’entreprises familiales : ceux qui ont construit quelque chose, y ont mis leur vie, et arrivent à ce moment charnière où il faut décider de ce qu’on en fait.
Ce qui m’anime
Je crois que les transmissions réussies ne se font pas en dehors des humains. Elles se font avec eux, à travers eux, parfois malgré eux.
Ce qui me fait me lever le matin, c’est ceci : créer les conditions pour qu’une chose vivante puisse continuer à exister. Qu’une entreprise traversée par une famille, une histoire, des engagements pris sur des décennies, puisse passer dans les mains de la génération suivante (ou d’un repreneur extérieur) avec justesse.
Ce n’est pas toujours facile. Souvent, il faut nommer ce qui n’a pas été dit pendant vingt ans. Clarifier qui décide quoi quand le cédant aura tourné le dos. Aider chacun à trouver sa place, y compris celles et ceux qui pensaient l’avoir déjà.
Il y a une conviction qui me suit depuis longtemps : l’emploi est l’un des meilleurs vecteurs d’intégration dans la société. C’est ce qui m’a animé pendant dix-huit ans dans l’emploi-formation, et c’est ce qui donne un poids particulier aux transmissions que j’accompagne. Quand une entreprise change de mains, ce sont des emplois, des compétences, des savoir-faire locaux qui sont en jeu. Les entreprises familiales le savent mieux que les autres, leur horizon est souvent le long terme, pas le prochain trimestre. Préserver cet héritage-là, c’est aussi ce que je m’attache à faire.
Je ne suis pas un expert au sens académique du terme. Je suis quelqu’un qui a vécu de l’intérieur ce que veut dire porter, faire grandir et transmettre une entreprise. Et qui accompagne aujourd’hui d’autres dirigeants avec cette expérience-là, ces outils, mais surtout ce regard de praticien.
Ce que vous pouvez attendre de moi
Je parle vrai. Avec fermeté quand il le faut, et avec douceur le reste du temps. Si je vois quelque chose qui freine, je vous le dis. Pour que vous puissiez avancer les yeux ouverts, et dormir le dimanche soir.
Je co-construis, je ne prescris pas. Les meilleures solutions, ce sont celles que vous trouvez avec moi. Pas celles que je vous impose en sortant un protocole de mon tiroir. Mon rôle, c’est de créer les conditions pour que vous puissiez décider en pleine lucidité.
Je m’appuie sur un réseau de partenaires. Expert-comptable, notaire, avocat, fiscaliste, je travaille en lien étroit avec eux, chacun dans son domaine. Le mien est différent. Je travaille sur le terrain qui est le mien. L’humain. L’organisation. Les dynamiques familiales. Les non-dits qu’aucun acte juridique ne peut couvrir.
Je m’engage sur la durée. Une transmission ne se prépare pas en trois mois. C’est un processus exigeant qui demande du temps, de la confiance et une présence régulière. Je n’accompagne pas des dossiers. J’accompagne des personnes.
Mes valeurs : celles qui orientent réellement mes décisions
Trois valeurs orientent mes choix et la manière dont je travaille.
Intégrité
J’attache beaucoup d’importance à la cohérence entre les intentions, les paroles et les actes. Avec mes clients, cela veut dire parler vrai, agir avec transparence, respecter les personnes et les engagements pris. Cette exigence se prolonge dans l’attention portée à ce que les décisions soient justes, pour les personnes comme pour l’entreprise.
Enthousiasme
Je crois que le travail peut être un espace d’énergie et de plaisir. J’aborde mes missions avec curiosité et engagement. Cette manière d’être se traduit par une présence attentive, une capacité à encourager les dirigeants dans les moments importants, et le plaisir réel de chercher avec eux des solutions vivantes, parfois inattendues, au service de leur entreprise.
Pragmatisme
Tout en étant attentif à la dimension humaine, je veille à garder une approche concrète et structurée. Cela signifie aider mes clients à transformer leurs réflexions en décisions et en actions. Clarifier les étapes. Avancer. Et m’appuyer, quand la situation l’exige, sur un réseau de partenaires experts pour les volets juridiques, fiscaux et financiers.
Les approches sur lesquelles je m’appuie
Pour accompagner mes clients, je m’appuie sur quatre cadres complémentaires que j’ai choisis parce qu’ils correspondent à ce que je vis dans mes missions :
Les Principes Source de Peter Koenig, pour clarifier qui est à l’origine de quoi dans l’entreprise, qui détient l’autorité légitime, et ce qui se passe quand cette place est floue ou contestée. Dans les entreprises familiales, c’est très souvent la question centrale.
La relation à l’argent toujours d’après Peter Koenig. Le prix d’une entreprise n’est jamais qu’un chiffre. Il porte des années de travail, une identité, parfois une injustice ressentie ou une honte silencieuse. Au-delà même de la transmission, la relation à l’argent traverse toutes les décisions d’une entreprise : investissements, négociations, conflits entre associés, blocages familiaux. J’ai été spécifiquement formé à cet accompagnement, que j’intègre quand la situation l’appelle. Un travail rare dans le monde de la transmission, et souvent décisif.
La dynamique participative, une forme de gouvernance inspirée de la sociocratie qui structure la prise de décision avec plus de fluidité et d’équité au sein des équipes comme des familles. Parce qu’une transmission qui tient, c’est aussi une organisation qui sait fonctionner sans que tout repasse par une seule tête, et que chacun ait un rôle et une place.
La méthodologie Deschamps, développée par Martine Deschamps, spécialiste canadienne de la transmission d’entreprise familiale et notamment des exploitations agricoles. J’ai été formé directement par elle à cette approche, qui prépare le passage de relais à tous les niveaux personnel, familial, organisationnel. Son livre de référence : « Planifier sa retraite ou sa relève… ça ne fait pas mourir ».
Ces approches ne sont pas des recettes. Ce sont des grilles de lecture que j’adapte à chaque situation, chaque famille, chaque entreprise.
Où j’interviens
Je suis basé à Strasbourg. J’interviens en Alsace (Mulhouse, Colmar, Sélestat, Saverne, Haguenau…), dans le Grand Est (Belfort, Metz, Nancy, Reims), et à Paris.
Je travaille en français et en alsacien, un détail qui change parfois beaucoup de choses dans une famille où les conversations difficiles se tiennent dans la langue maternelle.
Et si on en parlait ?
Une transmission qui se passe bien commence par une vraie conversation.
Vous voulez voir si ce que je fais peut vous être utile ? Trente minutes pour en parler suffisent souvent à le savoir.
Le premier rendez-vous est offert, sans engagement, strictement confidentiel.
